Rencontres du film court

Placenta – Critique

Placenta – Critique

La surprenante fin de Placenta

Porté par une réalisation plutôt modeste mais efficace, Placenta du congolais Bede Gafane Modeste raconte l’histoire d’un jeune couple, Seydou et Sali. Le réalisateur affectionne les plans fixes soit pour parfaire sa mise en scène soit pour mieux mettre en valeur ses personnages. Le réalisateur nous introduit ainsi d’entrée à Seydou et Sali, deux personnages qui nous entraînent à les suivre dans les méandres de leur quotidien. D’un côté, Seydou, la trentaine mais peine à trouver un emploi. Il attend un hypothétique appel pour un entretien. De l’autre côté, sa femme enceinte, à quelques jours, même d’accoucher de son première enfant. De là, on suit alors toute une journée les interactions entre le couple et son voisinage. Du boutiquier à la Mama d’à côté, jusqu’aux sages-femmes, des personnages secondaires qui viennent renforcer le réalisme du récit. Le réalisateur réussit même à nous faire entrevoir la personnalité de chacun d’entre eux en si peu de temps. A travers l’intrigue, le film dénonce les problèmes sociaux notamment le manque de moyens dans les hôpitaux, le manque de professionnalisme du personnel de l’hôpital,… L’histoire prend un revirement dramatique quand Sali tombe de la table d’accouchement et y perd la vie. Dramatique et frustrant. Le film s’annonce prometteur mais se voit cassé par un twist scénaristique assez surprenant. Tout cela n’était qu’un rêve de la part de Seydou. Autant sur le fond, que sur la forme, on peut saluer l’exécution de la réalisation qui nous a surpris de ce revirement.

Andry Patrick RAKOTONDRAZAKA

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