Rencontres du film court

La Promesse – Critique

La Promesse – Critique

Quand morbide et comique font bon ménage

Un homme entre dans un confessionnal et demande son absolution auprès du prêtre. Ce dernier semble ne pas comprendre la raison de la présence du pénitent. Le fil de l’histoire se déroule au fur et à mesure de cette confession. Ce va-et-vient entre les confidences du personnage principal avec le prêtre et le présent du récit donne une certaine dynamique à la narration. La promesse, un film du réalisateur Mickael Sabdano de Burkina Faso, est en compétition dans la catégorie Hors-Champs dans le cadre de la 13eme édition des Rencontres du Film Court. Sorti en 2017, le film séduit par ce savant mélange du morbide au comique. Le film reste classique aussi bien dans le fond que dans la forme. Ce qui assure une certaine cohérence dans la construction du film. Le jeu d’acteur efficace -les émotions palpables en témoignent -, et le scénario bien structuré. Djibi, l’acteur principal du film, joue avec beaucoup d’intensité son rôle de laveur de corps. Un métier qui fait froid au dos. Il promet à sa benjamine un vélo neuf, mais les choses s’annoncent compliquées. Le père de famille va faire de son mieux pour tenir sa promesse. D’ailleurs, c’est l’idée générale qui a inspiré le réalisateur pour formuler le titre. Tout le long du film,  le réalisateur raconte la vie du jeune homme qui cherche désespérément a trouvé un moyen pour honorer sa promesse alors qu’à chaque fois des obstacles s’érigent sur son chemin. Il se fait arrêter par des policiers qui lui demandent énormément d’argent sinon, la fourrière. Finalement, il demanda Dieu de lui venir en aide et c’est là que le génie du réalisateur entre en jeu, en convoquant le comique dans le film.

Lovatiana Fanomezana RAHARINAIVO

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