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Politique Nationale du Cinéma L’abrogation a suscité un vif débat y

Le torchon brûle entre les professionnels du cinéma et le ministère de la Communication et de la Culture sur l’abrogation de la loi portant Politique Nationale du Cinéma. « Obligation de faire et de résultat » brandit le ministère, « manque de considération des efforts fournis et de pragmatisme » regrette les professionnels. Un débat enflammé mais éclairant.

Samedi 20 avril 2019 à la salle Gisèle Rabesahala de la Bibliothèque Nationale Anosy, la « table ronde » sur les problèmes du cinéma à Madagascar, organisé dans le cadre des Rencontres du Film Court, a réuni professionnels du cinéma et de l’image animée et représentants du ministère de la Communication et de la Culture. Au menu, l’abrogation de la loi portant Politique Nationale du Cinéma. La décision a suscité beaucoup d’inquiétude et d’incompréhension dans le milieu du cinéma. Le débat, vif et animé, a permis d’éclaircir certains points.
Johary Andriamahery Ralaimazava, Secrétaire général du ministère de la Communication et de la Culture, est revenu sur les deux raisons qui ont motivé cette décision : la première est la mise en conformité à la loi n°2018-037 fixant les principes régissant les établissements publics. L’OMACI qui est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) dont la création a été fixée par la loi 2017-011 est concerné par cette disposition.
La deuxième répond au constat du ministère selon lequel « la majorité des professionnels du secteur n’est pas satisfaite de cette loi et ne l’approuve pas n’ayant pas été consultée lors du processus d’élaboration », et a conclu la « nécessité d’une nouvelle consultation plus élargie ».

Retour à la case départ

Du côté des professionnels, cette abrogation est vue comme « un manque de considération des efforts fournis » jusqu’ici dans la structuration du secteur. Ils remettent en question la refonte totale de la législation laquelle implique un retour à la case départ. Une pratique de la table rase qui exaspère les professionnels les plus engagés.
La création de l’OMACI par la loi 2017-011 du 26 juillet 2017 aurait été motivée par le souci « d’épargner l’Office des changements fréquents propres aux établissements publics à chaque alternance politique, et lui assurer une certaine stabilité pour la continuité et la pérennité de ses actions ». Un choix légitime mais « pas légal » rétorque le Secrétaire général du MCC.
Quant à la consultation, la représentativité reste un pari et le demeurera tant le secteur est non réglementé, non structuré et miné par des divisions internes. Les professionnels veulent privilégier la voie de la consolidation du dispositif existant qui, concède l’ensemble du secteur, « présentant beaucoup de lacunes et qui reste à améliorer ».
Une nouvelle ronde de consultation est prévue mais elle implique une série de rencontres et d’échanges qui peut s’étaler sur des mois, voire des années. Le ministère lance ainsi un appel à rassemblement. Une structuration qui s’annonce incontournable pour éviter une législation encore plus boiteuse que la précédente.
« Vous n’êtes là que pour une durée déterminée. Nous, on faisait du cinéma avant que vous n’arriviez, on sera toujours là demain quand vous, vous ne serez plus là. Tout ce qu’on veut, c’est la structuration du milieu pour permettre à tout un chacun d’avancer. Cette scène, c’est pour la énième fois qu’on la joue. Et nous, on en a plus qu’assez ! » s’insurge Laza, directeur des Rencontres du Film Court.

Domoina Ratsara

La réalisation selon Wong Kar Way
L'obsession du temps tient une place essentielle dans les films de Wong Kar Way. Un univers qui se construit à travers la splendeur des images, les ruptures de rythme du montage, la musique qui envahit la bande-son. A travers ces films nous allons essayer de comprendre la réalisation, le montage, le rythme, l’utilisation de l’espace. Et nous saurons désormais où placer la caméra et quel cadrage utiliser dans notre propre écriture cinématographique.

Meilleure interpretation

David ERUDEL dans Simp Rapid

Emmanuel MUGISHA dans Icyasha

Hichem YACOUBI dans Timoura

Bachir BENSALEM dans Je raconterai tout Ă  Dieu

Eriq EBOUANEY dans Kaniama show

Call for entry 2019

L’appel à films pour les Rencontres du Film Court Madagasikara 2019 est ouvert, l’inscription est ouverte aux films n’éxcédant pas les 30 minutes, jamais diffusés sur internet et répondant aux critères d’une oeuvre cinématographique de court-métrage.

Elle se fera en ligne sur le lien: inscrivez votre film (lire puis cocher la petite case ACCEPTER, en bas de la page), le téléchargement du film se fera directement sur la plate-forme d’envoi de fichier.

Seuls seront reçus les films en version originale avec sous titres en anglais, français ou en version anglaise, française.

Les inscriptions seront clôturées le 20 Janvier 2019, cela dit les films doivent être impérativement déposés sur la plate-forme le 20 Janvier au plus tard.

A titre de rappel le festival RFC (Rencontres du Film Court) a pour but de promouvoir la rencontre de professionnels ayant une activité significative de réalisation, production, diffusion ou promotion en lien direct avec le court-métrage.

CINEMALAGASY 22 Janvier 2019 13h et 15h

Le tournage de l'émission CINEMALAGASY s'effectue mensuellement à l'Institut Français de Madagascar.

Pour l'occasion un réalisateur est mis à l'honneur.

Le tournage, sous forme de projection-débat est ouvert au grand public en entrée libre dans la limite des places disponibles.


Pour ce mois, le tournage aura sa petite particularité puisqu'il n'y aura as un tournage, il y en aura deux.

Deux réalisateurs dans la même journée! C'est prometteur ça.